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Gestion des projet en Afrique Francophone

Le défi de la structuration des projets en Afrique francophone

En Afrique francophone, les projets sont partout. Projets publics, projets d’entreprises, projets de développement, projets entrepreneuriaux. Les idées ne manquent pas, les besoins sont immenses, les financements existent parfois… et pourtant, une grande partie de ces projets n’atteint pas pleinement ses objectifs.

 

La cause principale n’est pas le manque de volonté ou de compétences techniques. Elle est souvent plus profonde : un déficit de structuration des projets.

 

I. Des projets portés par l’urgence plutôt que par la méthode

 

Dans de nombreux contextes, les projets naissent dans l’urgence : répondre à un besoin immédiat, saisir une opportunité de financement, respecter une instruction hiérarchique ou politique. Cette pression temporelle conduit souvent à sauter des étapes essentielles : analyse des parties prenantes, clarification des objectifs, définition du périmètre, gestion des risques.

 

Résultat : des projets lancés rapidement, mais fragiles dès le départ.

 

II. Une confusion entre exécution et management de projet

 

Un autre défi majeur est la confusion entre faire le travail et piloter le projet. Beaucoup de responsables de projets sont avant tout d’excellents techniciens. Ils savent exécuter, produire, résoudre des problèmes opérationnels. Mais le management de projet exige autre chose : planifier, arbitrer, communiquer, anticiper, mesurer la performance.

 

Sans cadre méthodologique clair, le projet devient une succession de tâches, sans vision globale ni pilotage stratégique.

 

III. Des outils et standards encore sous-exploités

 

Les standards internationaux de gestion de projet (PMP, PRINCE2, Agile, etc.) restent encore peu intégrés dans les pratiques locales, ou parfois perçus comme « trop théoriques » ou « inadaptés au contexte africain ». Pourtant, ces référentiels ne sont pas des recettes figées, mais des boîtes à outils adaptables, capables de structurer les projets tout en tenant compte des réalités locales.

 

Le problème n’est pas leur pertinence, mais leur appropriation.

 

 L’impact direct sur la performance et la crédibilité

 

Un projet mal structuré entraîne des dépassements de délais, des surcoûts, des conflits entre acteurs, et parfois l’abandon pur et simple. À long terme, cela affecte la crédibilité des organisations, décourage les partenaires et freine l’investissement.

 

À l’inverse, une bonne structuration améliore la performance, la transparence et la capacité à livrer de la valeur, même dans des environnements complexes et contraints.

 

Dans un contexte où l’Afrique francophone ambitionne une croissance durable, l’industrialisation, la transformation digitale et l’efficacité de l’action publique, la maîtrise de la gestion de projet devient un levier stratégique.

 

Former les acteurs, professionnaliser les pratiques, adopter une culture projet orientée résultats n’est plus un luxe. C’est une nécessité.

 

Conclusion

 

Le défi de la structuration des projets en Afrique francophone n’est pas une fatalité. Il représente au contraire une formidable opportunité : celle de transformer des idées ambitieuses en résultats concrets, mesurables et durables.

 

Structurer, ce n’est pas complexifier.

Structurer, c’est donner aux projets les moyens de réussir.

 

 Vous souhaitez échanger sur la structuration de vos projets ou renforcer vos compétences en gestion de projet ? N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter.

 

📩 s.fotsing@cugit-consulting.com 

📞 +237 690 58 30 38

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